Le 28 mars nous quittons, ma fille Charlotte et moi, Don Det pour notre nouvelle destination: la ville de Pakse et le plateau des Bolovens.
Située aux confluents du Mékong et de la rivière Don, Pakse est un passage obligé pour l'accès au sud Laos. Cette ville, fondée par les français il y a une centaine d'années, est aussi un point de départ pour les excursions sur le plateau des Bolovens. Quoique dépourvue de sites d'intérêts majeurs, Pakse demeure une ville cool où il fait bon déambuler dans les rues et se restaurer.
Nous avons choisi d'arrêter à Pakse justement pour se préparer à une excursion de deux jours dans l'arrière pays. Il s'agit ici d'un plateau en montagne reconnu et apprécié pour son climat frais, ses chutes et cascades, son sol fertile et ses plantations de café haut de gamme. On y retrouve également différents villages peuplés par différentes ethnies.
Nous avons choisi le plateau des Bolovens comme terrain d'excursion en scooter et sac à dos léger. Nous laissons donc notre gros backpack à Pakse, louons une motorbike et partons à l'aventure pour un periple de quelque 180 km et 36 heures. Et ça sera en effet une belle aventure avec ... ses anecdotes.
La première journée a d'abord débuté par un premier arrêt à Tat Etu, un site complètement déserté avec une très belle cascade et un bassin permettant la baignade. Considérant la chaleur, on se laisse tenter par une petite saucette.
Nous sommes ensuite arrêté à Tat Fan qui est la chute la plus spectaculaire du plateau, notamment à cause de sa hauteur de plus de 120 mètres. Nous prenons une pause Coka dans une auberge dont la terrasse donne sur la chute. Plusieurs trekkings sont possibles à partir de ce lieu mais nous ne disposons pas du temps nécessaire pour une excursion dans la jungle laotienne.
Après notre arrêt à Paksong pour le lunch, nous amorçons un long tronçon de route qui nous amènera à Tat Lo, notre destination pour le souper et la nuit. Nous ne savions pas alors que cette partie du trajet nous réservait quelques incidents heureusement sans conséquence, hormis des souvenirs amusants et inoubliables.
Environ une heure après le départ de Paksong nous entrons dans une zone un peu plus fraîche; et cela à notre grand bonheur. Cette zone de fraîcheur se change peu à peu en une zone de pluie fine toujours rafraîchissante. Et finalement on tombe carrément dans une zone d'averse tropicale qui nous contraint d'arrêter et de chercher refuge dans une habitation occupée par un gardien d'une plantation de café. Et nous n'étions pas les seuls à profiter de l'hospitalité de notre hôte. En plus d'un loatien de la région nous avons croisé un jeune hollandais de moins de 20 ans en périple lui aussi sur le territoire indochinois.
Après être ragaillardis par cette douche froide, nous repartons suite à cette petite pause de 30-45 minutes. Mais nous n'avons pas fait long feu. Une crevaison nous oblige à arrêter notre engin dans un trou perdu ... à 400 mètres d'un réparateur de motorbike. C'était comme si le destin voulait agrémenter notre balade d'une gentille anecdote juste pour tester notre bonne humeur. Après avoir lancé un "crisse de tabarn..." je me met à pouffer de rire nous entraînant Charlotte et moi dans l'hilarité générale.
C'est peut-être cette réaction qui a été récompensée par le destin en insérant dans l'équation quelques bon samaritains nous informant que nous étions tout près de notre sauveur. On s'en tire finalement avec une facture de 5-6$ et un délai d'une petite heure agrémentée de discussions incompréhensibles avec la famille du garagiste. Un autre moment de grâce et de plénitude.
Nous arrivons finalement à notre destination pour la nuit, Tat Lo, en fin d'après midi, juste assez tôt pour profiter d'une chambre libre chez Tim. Le village de Tat Lo est sur la map grâce à ses petites cascades qui font la fierté de ses habitants.
Le lendemain nous nous préparons à rentrer à Pakse. Au passage nous nous arrêtons pour le lunch à Phaxuam pour se restaurer et contempler une dernière cascade.
Au terme de notre excursion de 2 jours sur le plateau des Bolovens, j'ai constaté que le Laos est très axé sur la nature. C'était avant d'arriver à la capital et dans les villes plus au nord, qui nous réservaient des surprises.



































































