jeudi 14 mars 2013

Cambodge 3: Kompong Chhnang et Odong Rossey

La journée du 14 mars sera pour moi assez mémorable. J'y ai vu des modes de vie tellement différents des nôtres et je me suis rappelé que la notion de confort est parfois bien relative.

Kompong Chhnang

Cette ville de quelque 45000 habitants n'a rien de spécifique à première vue lorsqu'on débarque du bus. Petite ville assez tranquille avec ses petits restos et guesthouses.

C'est lorsqu'on s'approche de la rivière à 1 km de la station de bus qu'on constate (pour ma part) l'ampleur du dépaysement: des villages flottants avec une activité débordante sur les rives.

Ces villages flottants sont composés de cabanes de toutes sortes plus ou moins attachées entre elles formant un ensemble qu'on peut littéralement appeler un village. Il y a des cabanes qui servent de résidence et d'autres qui servent de commerce. On y retrouve de tout ou presque. Il y a même des gens qui font pousser des végétaux et chaque résidence semble avoir sa TV avec l'électricité pour la faire fonctionner. Et puisque chaque village a ses notables et ses moins fortunés, l'état et l'ampleur de ces cabanes témoignent de la disparité entre les classes sociales. On est quand même pas en Amérique et je n'ai pas vu de palaces.

Je me suis payé une balade d'une heure en pirogue poussée par une gentille dame d'un certain âge qui maniait sa pagaie avec beaucoup de doigté. Déambuler ainsi dans les dédales de ce village flottant fut pour moi une expérience d'une grande intensité. Je n'ai pas vu un seul touriste (ils préfèrent le village de Kompong Luong) et par moment il faillait que mon estomac soit bien accroché.

Voici en images ce que cela a donné.

 

Odong Rossey

Ce village, situé dans les terres à environ 7 km de Kompong Chhnang, ressemble un peu à une plantation avec ses lopins de terre cultivés et ses cabanes dispersées à droite et à gauche. On se retrouve dans un environnement un peu mi-jungle mi-steppe.

Une particularité est que dans chaque cabane on retrouve des habitants qui sculptent la terre glaise et en produisent des poteries de tout genre, essentiellement pour le marché cambodgien.

Je suis resté environ une quarantaine de minutes parmi un groupe de 5 ou 6 personnes et je les ai observées travailler, avec leur permission d'ailleurs. Les entendre travailler me semblait comme de la musique. D'abord leur langue qui pour moi n'était que des sons incompréhensibles et ensuite le son provenant du tapage et du modelage de la terre. Beaucoup de rires et d'interpellations: un autre moment de grâce.

La journée s'est terminée par la visite ... d'un temple voyons donc.

 

 

 

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