La route de Luang Prabang vers Phonsaven est un défi. J'achète d'abord, depuis mon GuestHouse, un ticket de transport avec mini bus. Il s'agit en fait d'un mini bus privé au sein d'une compagnie qui s'occupe de remplir les places via les différents hôtels de la ville. Évidemment, pour rentabiliser le tout, on rempli au maximum. Ainsi, je me retrouve devant, avec le chauffeur, et au milieu, une menue laotienne qui se fera ballotée entre l'épaule droite du chauffeur et mon épaule gauche pendant 5 ou 6 heures le temps de franchir cette route de montagne qui part de Luang Prabang et qui rejoint la plaine en direction de Phonsaven. Au Laos, quand on prend un bus, c'est toujours pour 5 ou 6 heures au moins. Avec une moyenne de 50 km/h.
Phonsaven m'est apparue comme une ville du far west. Deux avenues inachevées qui se croisent. Il ne manquait que les saloons. C'est à partir d'ici que démarrent les tours sur la "Plain of Jars". Comme le nom l'indique, il s'agit d'une plaine dans laquelle on retrouve quelques sites qui hébergent des jars immenses dont on ne connait pas vraiment l'origine. Ça fait donc un petit bout de temps qu'elle sont là. J'ai pas grand chose à dire là-dessus.
Cette plaine a aussi été le théâtre de bombardements américains lors de la guerre du Vietnam. La frontière entre Laos et Vietnam a en effet été un terrain sur lequel les États-Unis ont été très actifs. De telle sorte qu'aujourd'hui on retrouve une concentration d'obus non explosés à peu près inégalée dans le monde. Il y a en moyenne 300 à 400 personnes par année qui décèdent à cause de ces obus. Évidemment, les américains ont été très timides à exposer ce chapitre de l'histoire de la guerre du Vietnam et ne contribuent évidemment pas directement au déminage.
Ici on retrouve les vestiges de la première maison des schtroumpfs.
Enfin, on ne pourra pas dire que les laotiens ne font pas preuve d'humour. Convertir les obus en bac à fleurs ou à plantes est un beau clin d'œil à nos amis amaricains.








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire